samedi 1 juillet 2017

Amir : "Ne pas prendre de risque c'est se résigner à l'échec"


Finaliste de "The Voice" et représentant de l'Eurovision en 2016, Amir assure l'ouverture du festival des Heures Vagabondes, ce soir, à Chauvigny.



Après la finale de The Voice, en 2014, puis l'Eurovision et les victoires NRJ Music Awards, en 2016, et enfin, l'Olympia et son tube « On dirait », tout juste sacré « Chanson de l'année », le 17 juin dernier, sur TF1, la sucess story d'Amir se poursuit dans la Vienne, ce soir, en ouverture des Heures Vagabondes. Voici ce que le chanteur nous confiait, en octobre, au tout début de sa tournée.

Quelle est l'origine de votre nom de scène?


« Mon premier prénom, c'est Laurent, mais on m'a toujours appelé par mon deuxième prénom: Amir. Je suis né à Paris, j'ai grandi à Sarcelles jusqu'à l'âge de 8 ans, puis j'ai suivi mes parents à Tel Aviv, tout en gardant un lien très fort avec la France puisque mon père y revenait régulièrement pour son travail.

J'étais encore en Israël quand j'ai été contacté pour l'émission "The Voice". J'ai passé une audition par Skype et j'ai été sélectionné. Je suis donc revenu en France pour participer à cette aventure extraordinaire qui a duré de fin 2013 jusqu'au mois de mai 2014. C'est après la finale que j'ai choisi d'orienter ma carrière vers la chanson plutôt que de reprendre le métier que j'exerçais: je me suis dit que je vivrai beaucoup plus de moments riches en émotions sur scène qu'en pratiquant la chirurgie dentaire.

Aujourd'hui, j'en suis presque devenu dépendant: j'ai, chaque jour, un besoin vital de ressentir une émotion musicale. »


Votre premier album « Au coeur de moi », sorti le 29 avril 2016, est déjà disque de platine... Vous vous y attendiez?



« Cet album, c'est deux années de travail. Au départ, c'était difficile de demander à ceux qui écrivent les plus belles chansons de travailler avec moi...

Certains ont accepté, d'autres ont refusé. Mais, plus le projet avançait et plus c'était facile de convaincre les uns et les autres de monter dans la barque. Et puis, chacune des chansons de cet album a vécu sur scène avant d'être enregistrée: sur les premiers concerts où je chantais surtout des reprises, je glissais une ou deux chansons à moi pour prendre la température. »


Avec le titre « J'ai cherché », vous avez terminé 6 du concours Eurovision 2016, ce qui est le meilleur résultat pour la France depuis 14 ans...



« C'est au moment de la signature avec la maison de disques qu'on m'a parlé de l'Eurovision. C'était une opportunité à saisir... ou pas! Dans mon entourage, certains m'ont dit de ne pas y aller parce que c'était ringard. Ça m'a fait un peu peur, mais j'ai pris le risque. Je pense que nous sommes dans une ère où ne pas prendre de risque, c'est se résigner à l'échec. Il faut toujours penser à sortir du cadre. Au bout du compte, ç'a été une belle expérience, mais ça ne ressemble en rien à la tournée (ndlr: qui a débuté l'automne dernier). Je suis sur scène avec cinq musiciens qui sont de très bons amis et qui me suivent depuis longtemps. C'est une expérience nouvelle, plus intense et plus concrète. Je suis super ému de vivre ça. »



Samedi 1 juillet, ouverture des Heures Vagabondes, à Chauvigny: à partir de 21h, Las Gabachas de la Cumbia; à 22h30, Amir. Gratuit. 

AlwaysSmile

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